Les resistances africaines.

Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation

Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé: les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à tous les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des Élites Africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.

Pour les pays nouvellement indépendants il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta,  aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.

En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

«Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] “

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que : «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”

14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré: « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la France colonisation

Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays

La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé «Francophonie» qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve

Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France

Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux! ).

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?

La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question: « Jusqu’à quand “

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop. »

14 African Countries Forced by France to Pay Colonial Tax For the Benefits of Slavery and Colonization
frican countries continue to pay colonial tax to France since their independence till today!

When Sékou Touré of Guinea decided in 1958 to get out of french colonial empire, and opted for the country independence, the french colonial elite in Paris got so furious, and in a historic act of fury the french administration in Guinea destroyed everything in the country which represented what they called the benefits from french colonization.

Three thousand French left the country, taking all their property and destroying anything that which could not be moved: schools, nurseries, public administration buildings were crumbled; cars, books, medicine, research institute instruments, tractors were crushed and sabotaged; horses, cows in the farms were killed, and food in warehouses were burned or poisoned.

The purpose of this outrageous act was to send a clear message to all other colonies that the consequences for rejecting France would be very high.

Slowly fear spread trough the african elite, and none after the Guinea events ever found the courage to follow the example of Sékou Touré, whose slogan was “We prefer freedom in poverty to opulence in slavery.”

Sylvanus Olympio, the first president of the Republic of Togo, a tiny country in west Africa, found a middle ground solution with the French.
He didn’t want his country to continue to be a french dominion, therefore he refused to sign the colonisation continuation pact De Gaule proposed, but agree to pay an annual debt to France for the so called benefits Togo got from french colonization.

It was the only conditions for the French not to destroy the country before leaving. However, the amount estimated by France was so big that the reimbursement of the so called “colonial debt” was close to 40% of the country budget in 1963.

The financial situation of the newly independent Togo was very unstable, so in order to get out the situation, Olympio decided to get out the french colonial money FCFA (the franc for french african colonies), and issue the country own currency.

On January 13, 1963, three days after he started printing his country own currency, a squad of illiterate soldiers backed by France killed the first elected president of newly independent Africa. Olympio was killed by an ex French Foreign Legionnaire army sergeant called Etienne Gnassingbe who supposedly received a bounty of $612 from the local French embassy for the hit man job.

Olympio’s dream was to build an independent and self-sufficient and self-reliant country. But the French didn’t like the idea.

On June 30, 1962, Modiba Keita , the first president of the Republic of Mali, decided to withdraw from the french colonial currency FCFA which was imposed on 12 newly independent African countries. For the Malian president, who was leaning more to a socialist economy, it was clear that colonisation continuation pact with France was a trap, a burden for the country development.

On November 19, 1968, like, Olympio, Keita will be the victim of a coup carried out by another ex French Foreign legionnaire, the Lieutenant Moussa Traoré.

In fact during that turbulent period of African fighting to liberate themselves from European colonization, France would repeatedly use many ex Foreign legionnaires to carry out coups against elected presidents:

– On January 1st, 1966, Jean-Bédel Bokassa, an ex french foreign legionnaire, carried a coup against David Dacko, the first President of the Central African Republic.
– On January 3, 1966, Maurice Yaméogo, the first President of the Republic of Upper Volta, now called Burkina Faso, was victim of a coup carried by Aboubacar Sangoulé Lamizana, an ex French legionnaire who fought with french troops in Indonesia and Algeria against these countries independence.
– on 26 October 1972, Mathieu Kérékou who was a security guard to President Hubert Maga, the first President of the Republic of Benin, carried a coup against the president, after he attended French military schools from 1968 to 1970.
In fact, during the last 50 years, a total of 67 coups happened in 26 countries in Africa, 16 of those countries are french ex-colonies, which means 61% of the coups happened in Francophone Africa.
As these numbers demonstrate, France is quite desperate but active to keep a strong hold on his colonies what ever the cost, no matter what.

In March 2008, former French President Jacques Chirac said:

“Without Africa, France will slide down into the rank of a third [world] power”

Chirac’s predecessor François Mitterand already prophesied in 1957 that:

“Without Africa, France will have no history in the 21st century”

At this very moment I’m writing this article, 14 african countries are obliged by France, trough a colonial pact, to put 85% of their foreign reserve into France central bank under French minister of Finance control. Until now, 2014, Togo and about 13 other african countries still have to pay colonial debt to France. African leaders who refuse are killed or victim of coup. Those who obey are supported and rewarded by France with lavish lifestyle while their people endure extreme poverty, and desperation.

It’s such an evil system even denounced by the European Union, but France is not ready to move from that colonial system which puts about 500 billions dollars from Africa to its treasury year in year out.

We often accuse African leaders of corruption and serving western nations interests instead, but there is a clear explanation for that behavior. They behave so because they are afraid the be killed or victim of a coup. They want a powerful nation to back them in case of aggression or trouble. But, contrary to a friendly nation protection, the western protection is often offered in exchange of these leaders renouncing to serve their own people or nations’ interests.

African leaders would work in the interest of their people if they were not constantly stalked and bullied by colonial countries.

In 1958, scared about the consequence of choosing independence from France, Leopold Sédar Senghor declared: “The choice of the Senegalese people is independence; they want it to take place only in friendship with France, not in dispute.”

From then on France accepted only an “independence on paper” for his colonies, but signed binding “Cooperation Accords”, detailing the nature of their relations with France, in particular ties to France colonial currency (the Franc), France educational system, military and commercial preferences.

Below are the 11 main components of the Colonisation continuation pact since 1950s:

#1. Colonial Debt for the benefits of France colonization

The newly “independent” countries should pay for the infrastructure built by France in the country during colonization.

I still have to find out the complete details about the amounts, the evaluation of the colonial benefits and the terms of payment imposed on the african countries, but we are working on that (help us with info).

#2. Automatic confiscation of national reserves

The African countries should deposit their national monetary reserves into France Central bank.

France has been holding the national reserves of fourteen african countries since 1961: Benin, Burkina Faso, Guinea-Bissau, Ivory Coast, Mali, Niger, Senegal, Togo, Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo-Brazzaville, Equatorial Guinea and Gabon.

“The monetary policy governing such a diverse aggregation of countries is uncomplicated because it is, in fact, operated by the French Treasury, without reference to the central fiscal authorities of any of the WAEMU or the CEMAC. Under the terms of the agreement which set up these banks and the CFA the Central Bank of each African country is obliged to keep at least 65% of its foreign exchange reserves in an “operations account” held at the French Treasury, as well as another 20% to cover financial liabilities.

The CFA central banks also impose a cap on credit extended to each member country equivalent to 20% of that country’s public revenue in the preceding year. Even though the BEAC and the BCEAO have an overdraft facility with the French Treasury, the drawdowns on those overdraft facilities are subject to the consent of the French Treasury. The final say is that of the French Treasury which has invested the foreign reserves of the African countries in its own name on the Paris Bourse.

In short, more than 80% of the foreign reserves of these African countries are deposited in the “operations accounts” controlled by the French Treasury. The two CFA banks are African in name, but have no monetary policies of their own. The countries themselves do not know, nor are they told, how much of the pool of foreign reserves held by the French Treasury belongs to them as a group or individually.

The earnings of the investment of these funds in the French Treasury pool are supposed to be added to the pool but no accounting is given to either the banks or the countries of the details of any such changes. The limited group of high officials in the French Treasury who have knowledge of the amounts in the “operations accounts”, where these funds are invested; whether there is a profit on these investments; are prohibited from disclosing any of this information to the CFA banks or the central banks of the African states .” Wrote Dr. Gary K. Busch

It’s now estimated that France is holding close to 500 billions African countries money in its treasury, and would do anything to fight anyone who want to shed a light on this dark side of the old empire.

The African countries don’t have access to that money.

France allows them to access only 15% of the money in any given year. If they need more than that, they have to borrow the extra money from their own 65% from the French Treasury at commercial rates.

To make things more tragic, France impose a cap on the amount of money the countries could borrow from the reserve. The cap is fixed at 20% of their public revenue in the preceding year. If the countries need to borrow more than 20% of their own money, France has a veto.

Former French President Jacques Chirac recently spoke about the African nations money in France banks. Here is a video of him speaking about the french exploitation scheme. He is speaking in French, but here is a short excerpt transcript: “We have to be honest, and acknowledge that a big part of the money in our banks come precisely from the exploitation of the African continent.”

#3. Right of first refusal on any raw or natural resource discovered in the country

France has the first right to buy any natural resources found in the land of its ex-colonies. It’s only after France would say, “I’m not interested”, that the African countries are allowed to seek other partners.

#4. Priority to French interests and companies in public procurement and public biding

In the award of government contracts, French companies must be considered first, and only after that these countries could look elsewhere. It doesn’t matter if the african countries can obtain better value for money elsewhere.

As consequence, in many of the french ex-colonies, all the majors economical assets of the countries are in the hand of french expatriates. In Côte d’Ivoire, for example, french companies own and control all the major utilities – water, electricity, telephone, transport, ports and major banks. The same in commerce, construction, and agriculture.

In the end, as I’ve written in a previous article, Africans now Live On A Continent Owned by Europeans!

#5. Exclusive right to supply military equipment and Train the country military officers

Through a sophisticated scheme of scholarships, grants, and “Defense Agreements” attached to the Colonial Pact, the africans should send their senior military officers for training in France or French ran-training facilities.

The situation on the continent now is that France has trained hundreds, even thousands of traitors and nourish them. They are dormant when they are not needed, and activated when needed for a coup or any other purpose!

#6. Right for France to pre-deploy troops and intervene military in the country to defend its interests

Under something called “Defence Agreements” attached to the Colonial Pact, France had the legal right to intervene militarily in the African countries, and also to station troops permanently in bases and military facilities in those
countries, run entirely by the French.

When President Laurent Gbagbo of Côte d’Ivoire tried to end the French exploitation of the country, France organized a coup. During the long process to oust Gbagbo, France tanks, helicopter gunships and Special Forces intervened directly in the conflit, fired on civilians and killed many.

To add insult to injury, France estimated that the French business community had lost several millions of dollars when in the rush to leave Abidjan in 2006 the French Army massacred 65 unarmed civilians and wounded 1,200 others.

After France succeeded the coup, and transferred power to Alassane Outtara, France requested Ouattara government to pay compensation to French business community for the losses during the civil war.

Indeed the Ouattara government paid them twice what they said they had lost in leaving.

#7. Obligation to make French the official language of the country and the language for education

Oui, Monsieur. Vous devez parlez français, la langue de Molière!

A French language and culture dissemination organization has been created called “Francophonie” with several satellites and affiliates organizations supervised by the French Minister of Foreign Affairs.

As demonstrated in this article, if French is the only language you speak, you’d have access to less than 4% of humanity knowledge and ideas. That’s very limiting.

#8. Obligation to use France colonial money FCFA

That’s the real milk cow for France, but it’s such an evil system even denounced by the European Union, but France is not ready to move from that colonial system which puts about 500 billions dollars from Africa to its treasury.

During the introduction of Euro currency in Europe, other european countries discovered the french exploitation scheme. Many, specially the nordic countries, were appalled and suggested France get rid of the system, but unsuccessfully.

#9. Obligation to send France annual balance and reserve report.

Without the report, no money.

Anyway the secretary of the Central banks of the ex-colonies, and the secretary of the bi-annual meeting of the Ministers of Finance of the ex-colonies is carried out by France Central bank / Treasury.

#10. Renonciation to enter into military alliance with any other country unless authorized by France

African countries in general are the ones with will less regional military alliances. Most of the countries have only military alliances with their ex-colonisers! (funny, but you can’t do better!).

In the case France ex-colonies, France forbid them to seek other military alliance except the one it offered them.

#11. Obligation to ally with France in situation of war or global crisis

Over one million africans soldiers fought for the defeat of nazism and fascism during the second world war.

Their contribution is often ignored or minimized, but when you think that it took only 6 weeks for Germany to defeat France in 1940, France knows that Africans could be useful for fighting for la “Grandeur de la France” in the future.

There is something almost psychopathic in the relation of France with Africa.

First, France is severely addicted to looting and exploitation of Africa since the time of slavery. Then there is this complete lack of creativity and imagination of french elite to think beyond the past and tradition.

Finally, France has 2 institutions which are completely frozen into the past, inhabited by paranoid and psychopath “haut fonctionnaires” who spread fear of apocalypse if France would change, and whose ideological reference still comes from the 19th century romanticism: they are the Minister of Finance and Budget of France and the Minister of Foreign affairs of France.

These 2 institutions are not only a threat to Africa, but to the French themselves.

It’s up to us as African to free ourselves, without asking for permission, because I still can’t understand for example how 450 french soldiers in Côte d’Ivoire could control a population of 20 millions people!?

People first reaction when they learn about the french colonial tax is often a question: “Until when?”

For historical comparison, France made Haiti to pay the modern equivalent of $21 billion from 1804 till 1947 (almost one century and half) for the losses caused to french slave traders by the abolition of slavery and the liberation of the Haitian slaves.

African countries are paying the colonial tax only for the last 50 years, so I think one century of payment might be left! »

TOGO : Assassinat de Sylvanus Olympio relaté par la télévision française

Les resistances africaines à la veille de la colonisation

PAS l’Info : Les infos que l’on vous cache ! Saison 4 Émission N°29 (13/04/14) (VIDEO) à/c 14′ Rubrique « Le saviez-vous? »

«  »PAS l’Info est un journal qui traite les infos de notre société en toute transparence!

-La France gère 500 Milliards d’argents Africain dans sa trésorerie,qui proviennent de 14 pays de cet état qui sont obligés à travers le pacte coloniale de mettre 85% de leur réserve à la banque centrale de Paris,sous le contrôle du ministère des finances!
Même si certains de ces pays ont pris leur indépendance, ils continuent de verser l’impôt coloniale à la France!
La France pratique des actes de sabotage sur les territoires de ses anciennes colonies qui ne veulent pas se soumettre à ses ingérences dans leurs affaires économiques!
Ces actes malveillants sont les  conséquences de la lutte acharnée du  très courageux Amed Sekou Touré qui a sorti la Guinée des colonies Française  en 1958, depuis cette date aucun chef d’Etat Africain n’a eu de cran pour affronter ces élites sanguinaires et esclavagistes Français! »

DOC – Colonisation et Décolonisation – Le Cas Français

L’assassinat de Patrice Lumumba

LA VÉRITÉ SUR LA MORT DE PATRICE-LUMUMBA.

La lutte continue. 🌹🌺

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